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  • be_caro
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Elle revient, celle qui a été mon double durant la semaine qui a suivi la mort de mon mari. A mon arrivée à l'hôpital, elle a été la première que j’ai appelée. Sans doute parce qu’elle est infirmière en soins intensifs, mais pas que. Parce qu'elle était sa filleule, sa nièce, celle qu’il aimait tendrement, celle sur qui il avait veillé de proche en loin, avant d’avoir des enfants. D’ailleurs je crois que c’est en partie pour cela qu’il était si heureux d’avoir deux filles, parce qu’être tonton de deux nièces l’avait profondément nourri et permis d'exprimer tout l'amour qu'il avait en lui.

 

Elle est arrivée dans la nuit, quelques heures après son décès, après avoir fait près de 700 km de route. Lorsqu’elle est repartie, je lui ai dit en souriant tristement qu’on était désormais « sœurs d’enterrement ». Drôle de formule. Une façon de dire l'approfondissement de notre lien durant cette semaine que chacune portera désormais dans son coeur.


Sa visite chez nous, c’est un cadeau, mais je ne peux empêcher qu’elle fasse écho à cette nuit... celle où elle n’a pu arriver à temps pour lui dire au revoir... celle où elle m’a serrée dans ses bras à sa descente de voiture: c'est à ce moment précis, j'ai su que je ne serai pas seule pour affronter tout ce qui allait s’enchaîner. Elle et son compagnon ont été sur tous les fronts, aplanissent ce qui pouvait l'être au-devant de nous.


Et je garde précieusement dans mon coeur ce moment du rituel de la lumière, au début de l'enterrement, où, sans rien mot dire, nous nous sommes tournées l'une vers l'autre et avons décidé, en un regard, d'allumer cette première bougie ensemble. A Noël, elle a accepté d'être ma filleule et cela allège un peu ma peine. Dans moins de 24 heures, cette tristesse laissera la place aux rires, aux partages, à la tendresse et aux déclarations d'amour. J'ai hâte...






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