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Survivre à la mort de son enfant

  • be_caro
  • 10 janv.
  • 1 min de lecture

On écrit toujours depuis là où on est. En Suisse, nous venons de vivre une éprouvante journée de deuil national, nous nous sommes toutes et tous arrêté.e.s hier à 13h59 pour nous relier aux familles des victimes de Crans-Montana.


Face aux grandes épreuves, les gens sont démunis, maladroits. Parfois ils se protègent. Ainsi, une collègue me disait qu'à la mort de sa fille, les gens changeaient de trottoir pour ne pas avoir à la rencontrer, à affronter sa peine. C'était il y a une quinzaine d'années et elle s'en est ouverte à moi au moment du décès de mon mari, les larmes encore pleins les yeux.



Face à la douleur, on est souvent inadéquat. Je n'ai pas perdu mon enfant, mais je me reconnais pleinement dans ce qu'Elise Hauters exprime dans le podcast ExtraOrdinaire. On n'est plus en mesure de savoir quels sont nos besoins, ni ce qui pourrait nous faire du bien.



Tout comme elle, ce qui a été source de soulagement, ce sont les gens qui ont fait : une amie qui m'a coachée au téléphone alors que j'étais devant le cimetière et qui m'a répété en boucle que j'allais y arriver; un pote qui m'a emmenée hurler dans la forêt; des copines venues préparer un souper; une amie venue parler à ma fille qui se refermait ; une autre venue faire le sapin de Noël avec nous, etc. Je crois que c'est cela qui, mis bout à bout, nous tient debout. Alors aujourd'hui, je fais le voeu que chaque famille endeuillée trouve sur son chemin des personnes qui oseront être là pour elle. Aujourd'hui, mais demain également.




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